Wendi, fondatrice de Maison Dassam

Qui suis je ?

“ Née en France de parents burkinabés, j’ai eu la chance de baigner dans une double culture. C’est lors de mes nombreux voyages au Burkina que j’ai pu me familiariser avec les coutumes et les traditions de ce beau pays, celui de mes ancêtres. Après plusieurs années dans le marketing, j’ai souhaité m’investir pleinement dans un projet en rapport avec mes valeurs en partant à la découverte des richesses dont regorge l’Afrique.

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MAISON DASSAM s’est imposé comme une évidence : Promouvoir l’héritage africain et participer à raconter une nouvelle histoire, une histoire différente de celle souvent racontée.

Bienvenue dans cette belle aventure ! « 

Maison Dassam – Les valeurs

Au cœur de notre action, notre volonté est de bâtir un lieu d’échange, un pont entre les cultures en vous ouvrant les portes vers une nouvelle vision de l’Afrique, celle de l’Afrique créatrice. MAISON DASSAM souhaite mettre en lumière les savoir-faire et les richesses culturelles du continent. Inspirés de la sagesse et des traditions ancestrales africaines, nous élaborons des collections de produits raffinés pour la maison et pour le corps (des soins 100% naturels, des plantes et infusions naturelles) Nous vous accompagnons lors de votre routine soin et contribuons à créer une atmosphère chaleureuse chez vous (plaids et coussins de décorations, accessoires et bougies végétales)

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www.maisondassam.com

Comptines et berceuses du Baobab

Aujourd’hui mes abeilles !

Je m’en vais vous entretenir de ce fameux livre pour enfants que vous pouvez apercevoir de temps en temps dans ma Story :

Le  livre-disque – Comptines du monde

C’est l’une des premières sélections de comptines et berceuses représentatives de l’Afrique noire en France et, il était plus que temps … ( que je vous la fasse découvrir ????)

En passant de la Côte-d’Ivoire au Rwanda, dans la diversité des langues (lingala, wolof, bambara, peul, Sango…), ce très joli recueil nous propose toutes les paroles en langue originale, une traduction pour chaque chanson et une version audio grâce au CD.

Les pays d’origine des berceuses  :

Cameroun, Centrafrique, Congo, Côte d’Ivoire, Guinée-Conakry, Mali, Mauritanie, Rwanda, Sénégal, Togo.

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La liste des chansons dans l’ordre du CD :

Je vous ai rajouté de petites annotations sur le rythme… histoire d’éviter de réveiller bébé s’il a le sommeil léger !

Ulélé moliba makasi – lent

Ka baga ne ma – animé

Ndi le e –  animé

So diyara –  moyen

Yum-maa yehii jaabe – moyen

Eya bé Baranin –

Mademba – lent

Aayoo nenne – lent

Denko – moyen

Nwou wo’ lâ nzi ntâ nseu ? – animé

Kabuye kanjye – animé

Nkwihoreze – moyen

In ga – lent doux

Faatima Hawwaa – moyen

Makun – lent doux notre préférée

Injangwe yanjye /Mon âne – animé

Buutulumaani – animé

Sirada la – très animé

Tank loxo nopp – rythmé doux

N daga an kara – moyen

Tutu gbovi – doux

tä Zâke / Awe bebëe ! – doux

Aayaa yimbéy – moyen

Bo bo bo bo – lent doux

Dunga – lent doux

Usumani ka dundunnin –  moyen

Gato gato – moyen

Wa wa wa wa – lent doux

Récompenses : Prix Sorcières

Et c’est parti, pour 55min de dépaysement, karaoké, séance de danses et /ou de gros câlins ..

Thèmes : 

Arrangements : Paul Mindy – Auteur(e) : Chantal Grosléziat – Illustrations : Elodie Nouhen

Et toi ? Tu connaissais déjà ce livre peut-être ?

Quelle est ta chanson préférée ?

As-tu aimé cet article ? Ou as-tu peut-être une petite question ?

Dis-moi tout en commentaires …

À très vite !

Mes envies d’ailleurs

Je ne vous ai jamais raconté le récit de ce tissu qui trouverait ses origines en Indonésie.

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Tissu Wax Made in Holland

 

Et oui, tu as bien lu …

Un peu d’histoire… En 1471 : les Portugais débarquent sur la côte du futur Ghana, puis en 1618 : C’est au tour des anglais qui créent une compagnie pour le commerce dans les ports d’Afrique, appelée Guinea Company. Après plusieurs années ponctuées de décrets et autres gaies abominations, la Compagnie néerlandaise des Indes occidentales s’empare d’Elmina   en 1637.

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Tissu Batik

C’est ainsi que les soldats ghanéens plus d’un siècle plus tard se battent en Indonésie sous les couleurs Hollandaises et tombent amoureux du batik.
Ils le ramènent ensuite jusqu’en Afrique, où il connait très vite un grand succès.
Les Hollandais se lancent alors dans une production massive, qui transite par le Ghana pour être revendue dans toute l’Afrique noire.

Dès les années 1960, c’est la création d’usines locales et une augmentation considérable des droits de douane comme pour contrecarrer le WAX hollandais mais les copies chinoises à moindre coût qui inondent le marché ne facilitent pas la tâche à la production locale.
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Le wax, c’est du coton mais pour nous mes potos écolos, il faut savoir qu’il n’est pas bio. Je rêve de créer du Wax Bio et OEKO TEX un jour mais attendant je vous conseille d’acheter du Uniwax , du Bogolan et du Woodin comme le fait le noeud kipé !  Vous aurez de la qualité et vous soutiendrez des produits éthiques et équitables.
J’espère que vous aurez appris des trucs 😉 et, en parlant d’éthique justement, j’ai un petit service à vous demander …
Ce mois-ci j’hésite beaucoup entre Panafrica et Sawa Shoes …dur … dur ?
Et vous, vous aurez pris lesquelles des 2 paires ?
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AVEC SAWA SHOES VOUS SOUTENEZ L’EMPLOI EN ETHIOPIE DANS UN PAYS RONGÉ PAR LES RISQUES LOGISTIQUES (pirateries, instabilité politique, …)
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AVEC PANAFRICA STORE
POUR CHAQUE PAIRE ACHETÉE, SOUTENEZ L’ACCÈS À L’ÉDUCATION ET À LA FORMATION #WALKFORSCHOOL

 

J’attends vos conseils 🙂
Et merci !
Crédits Photos
Sawa Shoes
Panafrica Store

Afro ! by Rokhaya Diallo

Du 12 → 29 octobre dernier se déroulait une exposition unique en son genre en France et plus précisément à la maison des Métallos : J’ai nommé AFRO ! 

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Afro ! est une oeuvre réalisée par Rokhaya Diallo et la photographe Brigitte Sombié à partir de leur livre du même nom.

C’est à New-York que Rokhaya découvre le mouvement « nappy » (contraction de « natural and happy ») et cela lui donne tout naturellement  l’envie de partir en quête des parisiens d’origine africaine qui portent leurs cheveux naturels.

Ave Brigitte commence alors une belle aventure.

Et après un an de rencontres, d’entretiens, de prises de vues, qui forment un joli mélange de portraits et de témoignages voici Afro !

 

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Des « Afro frenchies »  qui décident de s’assumer et de s’accepter, j’espère que cela en inspirera plus d’une.

 

Mon humble avis :

J’ai eu l’immense honneur d’échanger avec Rokhaya. Elle explique très bien le complexe du cheveux afro. Pourquoi se lisser tout le temps les cheveux ou porter des tissages et des perruques sans cesse ?

Personnellement, j’adore mes cheveux, je peux faire tellement de choses avec. Ils sont doux, tous fous des fois mais ce sont Mes cheveux  à moi ! Ils sont tout simplement normaux ! 

Le fait de les accepter et de les respecter me fait me sentir belle. J’apprends à les connaître et je découvre depuis des années plein de choses, ils poussent et sont en pleine forme…. Je partagerais bientôt mes conseils gratuits, simples et sains surtout sur ma chaîne Youtube. En attendant …. Je vous souhaite une très belle semaine avec ce livre et le film qui va avec bien sûr.

 

N’oubliez pas de vous aimer car sinon, vous ne pourrez attendre des autres qu’ils vous aiment 😉

 

Merci à Rokhaya pour son engagement et son exemple ! Je n’ai pas fini de vous parler d’elle. C’est carrément mon coup de Bzzz  culture et capillaire de cette année !

conception Brigitte Sombié, Rokhaya Diallo

commissariat d’exposition et scénographie Brigitte Sombié

portraits tirés du livre Afro ! paru aux Arènes, par Rokhaya Diallo et Brigitte Sombié

Photos © Brigitte Sombié sauf mon selfie biensûr ! 😉

Et toi, quel est ton regard sur le cheveu crépu ?

Et encore un grand merci pour avoir pris le temps de lire cet article.

Enkor, un resto pas comme les autres …

J’ai de quoi vous redonner le sourire car Today on cause popotte ! Avec la découverte de « Enkor » un food market cambodgien tellement bon et surtout décoré avec beaucoup de goût haha !

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Tout d’abord, c’est quoi un food market ?

IMG_4924 Il s’agit d’ une sorte de petite cantine alimentaire qui propose des plats typiques et souvent complets à manger rapidement ! Très courants en Asie et, en Afrique noire aussi même s’ils n’ont pas la même appelation… On dira Alocodrome chez nos amis de Côte d’Ivoire par exemple …

C’est vraiment la déco qui a attiré mon oeil et plus particulièrement le wax.
En passant dans la rue chabrol, un lundi comme tous les autres lundis (un peu fâchée d’être hors de mon lit), je suis tombée sur ça …

 

Oui, bon forcément des tabourets habillés comme moi même, ça m’intrigue un peu et j’ai très envie de m’asseoir dessus. Le « market food » n’est pas encore ouvert mais je prends mon courage à 2 mains et j’entre pour négocier ma paparazzia !

Le propriétaire super sympa et accessible m’a laissé prendre un milliard de photos de tous les coins et recoins et c’est très joli à voir mais pas que …. Allez, suivez-moi donc !

 

 

Un monsieur qui s’appelle Manu fait plein de choses derrière son comptoir et le résultat est terriblement chouette ! Il y en a un autre, de monsieur mais qui ne veut pas trop être pris en photo. Je le laisse donc tranquille…

 

 

Le prix est plutôt abordable pour le quartier ! Comptez entre 7 et 10 €

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Au niveau du choix, la maison propose :

  • Des sandwiches
  • 3 bols dont 2 de viandes et un végétarien ( les plats sont équilibrés et soit à base de nouilles ou de riz)
  • 1 dessert du jour donc pas de congélateur et ça, j’adore !
  • Les boissons sont classiques avec une touche d’exotisme : Litchi
    ( je me suis permise de conseiller la marque Yogi Tea pour le thé à vérifier à mon prochain passage hihi )

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Et voici ce que vous attendiez tous …

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J’ai choisi un bol végétarien et Je confirme : Ce n’est pas que beau, c’est SU – PER BON  aussi !!!!

Ce que j’ai aimé :

Le prix, l’emplacement, la déco, les goûts, l’équipe, l’ambiance, les couverts jetables en bois ! C’est vraiment important pour la planète et aussi la touche WAX  et l’autel de Bouddha !

 

Ce que je n’ai pas aimé ( et oui, je trouve toujours quelque chose à redire) :

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Pas de poisson, un seul plat végétarien ! roooooh 😦

 

Le WAX est tellement à la mode qu’il a dépassé les codes de la culture afro pour devenir un standard parigo … Ce qui colle parfaitement au concept #afrofrenchy  biensûr !

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Mon petit message d’amour :

Personnellement, j’adore les mélanges de culture et je dis à ceux qui se sentent dépossédés de la leur ( oui, on me l’a faite celle-là) que ce n’est pas du tout le cas … Comme le fait de s’habiller à l’occidentale ne dépossède tout simplement personne de sa culture 😉

J’avoue que ma phrase est un peu compliquée mais le message est :

LOVE LOVE LOVE ou encore M’BIFÈ (merci aux Beatles et à Salif Keïta) – AMOUR – PARTAGE – COSMOPOLITANISME – Chacun sa culture ….oui ! Et justement, c’est une super raison de se mélanger non ?
Au moins, on apprend des choses, on s’ennuie moins et on est tellement mais tellement plus beaux tous ensemble !

 

 Des bzzzz et à très vite pour de nouvelles aventures

 

Sandy nous présente : L’afrodoux de Maïssanou …

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Bonjour à tous, je m’appelle Sandy, j’ai 28 ans et je suis la maman de Maïssane et Ounaïss. Je suis d’origine française et mon époux d’origine congolaise.

Alors, en ce qui concerne l’idée de notre livre jeunesse « l’Afro doux de Maïssanou », elle vient d’un constat simple. Le manque de représentations dans la littérature jeunesse pour les enfants afro-descendants … Qui amène du coup à un manque de confiance et d’estime de soi chez ses derniers. Les enfants ont besoin de s’identifier, d’avoir des « héros » qui leurs ressemblent.

Et pourquoi l’Afro doux ?

Et bien parce que ma fille a mis longtemps à accepter sa texture de cheveux, et encore maintenant. Et ça brise mon coeur de petite maman de voir ma fille (et tant d’autres) ne pas s’accepter.

 

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Notre univers tourne autour du cheveux crépus, de l’Afrique mais aussi de l’enfance. On a encore pleins d’idées qui attendent sagement. Les illustrations de Maxime Cavallini sont incroyables, pleines de douceurs, elle a su illustrer les textes comme je les avaient imaginés.

 

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Nous faisons en sorte de travailler avec des femmes, la plupart mères de famille, l’intention étant de donner du travail aux petites entreprises, on aimerait également pourquoi pas voir notre livre dans les bibliothèques municipales, des associations ect afin qu’ils soient accessibles facilement. Nous y travaillons actuellement, on a hâte que ça se concrétise.

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Côté prix:  Le livre est à 8€.
Les Tote Bag à 14€ et les tasses personnalisées a 12,50€ (hors frais de port)

 

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Merci beaucoup Sandy d’avoir répondu à nos questions .

Et bien un grand merci à toi surtout! Et aussi à tes lecteurs et lectrices. J’espére que vous viendrez découvrir notre petit monde et que l’Afro doux de Maïssanou se retrouvera dans le plus grand nombre de foyer. Qu’il sera une cause pour nos petites princesses Afro s’aiment comme elles sont et s’assument.

23498608_302243900273419_1593381524776943616_nJ’ai rencontré virtuellement Sandy grâce à Instagram et c’est un très joli coup de coeur. J’attends vraiment avec hâte de pouvoir vous présenter plus en détail son livre dès l’installation de notre nouveau studio vidéo : C’est une maman engagée pour l’amour et l’estime de soi de mes filles et de leurs si beaux cheveux crépus <3. On se retrouve sur ses pages Instagram, Facebook ou Tictail

On lui souhaite très bonne chance dans ses projets à venir !

 

 

Un africain à Paris de Edimo et Mbumbo

Hello les afro frenchies !

Je viens de faire une très belle découverte et dès les premières pages je n’ai eu qu’une envie : partager cette aventure livresque avec vous.

Aujourd’hui je viens donc vous parler d’Un africain à Paris, roman graphique des éditions les Enfants Rouges de Christophe Edimo et Simon Mbumbo.

Et comme sur ce blog on ne fait pas les choses à moitié, vous avez droit à une interview de l’auteur, rien que ça …bonne lecture !

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Le ptipitch : Malamine est un jeune homme brillant. Rejeté dans son pays parce qu’il n’est pas de la bonne tribu, il débarque en France et tente de publier un ouvrage dans sa spécialité, l’économie.

Son quotidien n’est pas rose et parfois les couleurs se mélangent un peu dans le gris de Paris…au risque de s’y perdre.

Cet ouvrage n’est pas fait pour vous si : vous avez besoin de vous attacher à un personnage principal dès les premières pages, de vous identifier pour avoir envie de suivre ses aventures.

Cet ouvrage est fait pour vous si : vous aimez plonger dans une réalité qui vous fait avancer dans votre réflexion personnelle loin des stéréotypes et des clichés.  Si vous aimez (ou aimeriez) découvrir dans un dessin ce que les mots seuls ont du mal à transmettre.

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Mon avis : La petite curieuse que je suis a été ravie de découvrir un nouveau genre (le roman graphique), une nouvelle maison d’édition avec une vraie ligne éditoriale, courageuse et originale (Les Enfants Rouges) et un auteur très accessible (lire ci-dessous). Je vous recommande cette lecture en vous avertissant que vous prenez le risque de ne pas accrocher d’emblé avec ce personnage particulier qu’est Malamine.

Enfin, ce qu’on « risque » surtout avec cette lecture c’est d’ouvrir des fenêtres vers la réflexion…

Je remercie sincèrement et chaleureusement Nathalie Meulemans et Christophe Edimo de m’avoir consacré un peu de leur temps. Je suis une curieuse-chanceuse.

Merci pour nos convictions partagées.

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10 questions à Christophe Edimo, auteur de Malamine, un africain à Paris

  1. Selon vous à quel profil de lecteur s’adresse Malamine, un africain à
    Paris ?

Je n’en sais rien. Ce que je constate, c’est que des jeunes d’origine africaine qui ne connaissent pas l’Afrique ont été interpellés. Des français « de souche » comme on dit, ont pu voir à travers Malamine les africains dans leur quotidien, et cela les a interpellé aussi. Des africains ont aimé « Malamine… » D’autres africains n’ont pas aimé, trouvant Malamine trop dépressif. Des européens ont trouvé le personnage principal trop violent.

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  1. D’un premier abord, Malamine n’est pas forcement un personnage très sympathique, est ce que vous avez voulu créer une sorte d’anti héro ?

Non. J’ai voulu à travers Malamine donner la parole à beaucoup d’africains doublement frustrés de ne se voir reconnu ni en France ni en Afrique. Ils sont nombreux à traîner leur mal-être comme ça en France. Etre écrasé par les logiques de deux pays qu’on aime est épuisant.

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  1. Est ce qu’on peut dire que le dessin aide à faire passer certains messages qui sont délicats à aborder seulement avec des mots ?

Le dessin apporte une autre force, celle d’aider le lecteur à s’identifier au personnage.

  1. logo mailJ’ai eu la chance de lire ces derniers temps des auteurs modernes d’origine africaine de grand talent, célèbres ou moins connus (Alain Mabanckou, Guy Alexandre Sounda, Léonora Miano) et il me semble que votre message commun est un appel à la réflexion afin de sortir des schémas réducteurs (les « blancs » sont méchants, les « noirs » sont des victimes ou les « blancs » sont plus cultivés) afin d’exhorter l’ensemble des citoyens du monde à regarder devant. Est ce que vous vous retrouvez dans mes propos ?

Oui. Pour moi, l’Afrique c’est une façon d’être, une façon de vivre, qu’un européen peut adopter. Pas besoin d’être africain pour aimer ou comprendre l’Afrique, et inversement pas besoin d’être européen pour aimer l’Europe.

logo mail5 On entend souvent les « anciennes générations » se plaindre des jeunes qui ne lisent pas et sont abrutis de jeux vidéos et de télévision (je ne suis pas forcement d’accord avec cette vision des choses). Est ce que la bande dessinée et le roman graphique peuvent être considérés comme un pont entre cette ancienne génération de mots et celle de l’image ?

Je ne sais pas. On essaie par le roman graphique de présenter l’intimité des personnages. Mais on ne se met pas en concurrence avec la télévision, le jeu vidéo ou le roman. Si j’avais la possibilité de maîtriser ces autres médias, je ferai des choix en fonction de leur efficacité par rapport au traitement d’une histoire. Mais pour répondre à la question, je dirai que l’image a son langage, que les jeunes générations maîtrisent mieux que les anciennes simplement pour être nées dedans. Le roman graphique est peut être un pont intergénérationnel, je n’avais pas pensé à ça.

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  1. J’aime bien cette expression que je pense avoir inventé mais peut être que je l’ai simplement entendu ou lu quelque part : « Culture is the new black ». Elle vous plaît aussi ?

Je ne sais pas. Je préfère dire que les artistes n’ont pas de nationalité. D’ailleurs n’importe qui peut s’approprier Michaël JACKSON ou PICASSO. Je me rappelle d’ailleurs d’une femme sans papier d’origine ivoirienne, qui ne connaissait rien à la musique classique et qui était une fan absolue de Luciano PAVAROTTI.

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  1. Je découvre la bande dessinée et le roman graphique, est ce que vous avez des titres à me conseiller pour que je devienne définitivement « accro » ?

Les américains sont de mon point de vue extrêmement forts dans la maîtrise de cette affaire. Je vous conseillerai « Berlin la cité des pierres » de Jason LUTES, ou alors « De mal en pis » d’Alex ROBINSON, ou alors « Habibi » de Craig THOMPSON. Ou alors la sud-africaine Karlien de VILLIERS avec « Ma mère était une très belle femme. » Mais il y a plein d’auteurs très talentueux dans ce domaine, d’un talent à couper le souffle.

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  1. Est ce que vous pouvez nous parler de la maison d’édition Les Enfants Rouges ?

Nathalie MEULEMANS, la directrice, n’hésite pas à miser sur ce qui lui plaît, bravant ainsi les avis des commerciaux de son distributeur. Ses choix sont commercialement risqués. Mais je pense que le courage finit par payer, alors je lui dirai de persévérer dans cette voie. Les Enfants Rouges viennent d’éditer un auteur très prometteur, Vincent THURAN (« Le chemin des égarés », Les Enfants Rouges 2017).

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  1. Est ce que vous souhaitez passer un message à nos abonnés du blog The Afro Frenchies ?

Eh bien les abonnés ont raison de s’intéresser à tout ce qui parle de culture. Transmettre sa culture et être ouvert à celle des autres, c’est enrichir son humanité peut-être.

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  1. Avez-vous une actualité à nous transmettre ? Peut-on vous suivre sur les réseaux sociaux ? Et surtout où peut on se procurer les aventures de Malamine ?

Je suis quelque peu allergique aux réseaux sociaux, mais j’essaie de guérir. Pour l’instant en tout cas je n’ai ni blog ni site ni Facebook. Mon actualité? Je travaille beaucoup à l’émergence de Toom Comics, maison d’édition créée par… Simon-Pierre MBUMBO, le dessinateur de Malamine. Nous serons au festival d’Angoulême en janvier 2018. Malamine a été réédité, mais je crois que le stock est épuisé.

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Encore merci et vive l’art et la culture partagée !

Merci. Bravo pour ce que vous faites, Christel

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Surtout n’hésitez pas à me laisser un petit commentaire sur cet article, je serais ravie d’y répondre.

A très vite pour de nouvelles aventures littéraires !

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Mon shopping du mois

Vive le mois d’Octobre et les jolies feuilles rouges, jaunes, marrons et orangés !

Et si on parlait mode pour se réchauffer et se mettre du baume au coeur par contre 😉 Ce mois-ci, nous nous sommes fait plaisir avec la rédac ‘avec quelques articles dénichés sur 2 sites  : Afrikrea et Head Case Made in France pour le premier et Made in Uk pour second en ce qui concerne mes achats.

C’est parti pour un mini défilé 😉

On commence par les plus petits, il s’agit de 2 coques pour mes téléphones iPhone 5S et Nokia 3310 ( oui, oui, tu as bien lu…C’est un moyen comme un autre que j’ai trouvé pour me déconnecter tout en restant joignable pour ma famille. Je les ai acheté à 6,95 € chacun ! Ils sont en silicone et je trouve qu’ils sont un peu rigides mais correspondent parfaitement à mes smartphones…Chez Head Case.

 

Du côté Afrikrea, on s’est un peu lâché …

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Chez « Kadjalli »
Un marque page « Kadjalli » à 3 €
Un carnet de notes à 15,60 €

 

Chez Ladjy Clothing
Un totebag arôme maggi à 13 € avec des noms de recettes sympa comme le Mafé de chez Oh Africa Restaurant

 

Chez Haneek’s Illustrations
Un lot  à 19€ après une petite réduction avec :
– 1 tote bag Nita  » Edition 2017″ Dimension 42×38 Capacité : 10 litres/ Taille des anses: 70cm
– Les 2 pochettes Kleya et Noor, fourre-tout 25x30cm, 100% coton.

Je pense que je vous rajouterais quelques photos sur la page Instagram dans les prochains jours.
En attendant, je suis plus que curieuse de savoir si tu connaissais ces créateurs ou si tu as très envie d’en apprendre plus sur eux 😉

#Force #Honneur #Paix #Amour !

 

 

 

 

Don’t touch my hair !

Aujourd’hui nous allons parler #Beauté et #Cheveux mais aussi #histoire, #culture et #Patrimoine…#racines #fierté et #estimedesoi, ça te dit ?

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Depuis sa sortie le 30 septembre de l’année dernière, le fameux clip de Solange Knowles « DON’T TOUCH MY HAIR a été acclamé par les fans mais aussi par la critique pour la teneur des paroles de la chanson. 

Sur le site de Konbini.fr , on peut lire :

Défini comme une « célébration tentaculaire de l’identité noire » par le Guardian, c’est aussi un « travail puissant sur l’empowerment de la communauté noire qui tombe à un moment crucial » pour le Los Angeles Time.

Voici un extrait des paroles de la chanson :

Don’t touch my hair
Ne touche pas mes cheveux
When it’s the feelings I wear
Ce sont mes sentiments  que je porte
Don’t touch my soul
Ne touche pas mon âme 
When it’s the rhythm I know
C’est mon rythme (mon tempo) que je connais ( on peut aussi le traduire par référence içi)
Don’t touch my crown
Ne touche pas ma couronne
They say the vision I’ve found
Ils disent j’ai trouvé quelque chose à y voir
Don’t touch what’s there
Ne touche pas ce qu’il y a là
When it’s the feelings I wear
C’est mon ressenti que je porte

Combien de fois, cette scène peut-elle arriver dans la vie d’une personne aux cheveux crépus (qu’elle soit noire ou non d’ailleurs) ? Le même agissement que lorsqu’on caresse un animal, rien de méchant bien sûr …OK…mais si on imaginait l’inverse 3 secondes ?

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Illustration Par Naturally Curly

Traduction par moi -même :
(La bouclée) : Waouh ! Je peux toucher ? Regarde moi ça, on dirait des spaghettis riquiqui (La crépue) : Oui, ils sont sans forme, trop bizarres ! et vraiment gras ! Waouhhh… Tu dois utiliser un tonne de shampoing !

C’est vraiment du grand n’importe quoi et c’est exactement le genre de scène que je vois ou entend tout le temps mais pas dans ce sens bien entendu.

Même si je comprends que les gens ne pensent pas à mal en le faisant : C’est très mal et il faut le savoir !!!!  J’ai assez de répartie pour répondre du tac au tac avec humour mais aussi petit Uppercut au passage haha 😀 😀

Le gros problème,  c’est que n’est pas toujours le cas pour les ados ou lorsque l’on est pris au dépourvu… Il le fait de le vivre tout le temps créé inévitablement un complexe, un sentiment d’anormalité … Vous me suivez ?
La preuve : Le nombre d’articles de vidéos, de posts sur le sujet en occident. En 33 ans,-  de vie terrestre haha, je ne me souviens pas avoir vu une personne aux cheveux crépus toucher ceux d’une personne lisse qu’elle ne connaissait pas ! On appose souvent les mauvaises manières aux immigrés mais là, il faut vraiment se remettre en question et arrêtez de se prendre pour la normalité.

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Et encore une fois j’ai envie de dire que le discours inverse serait tout à fait possible : Pourquoi tu as les cheveux aussi raides… halala, mais tu ne peux même pas faire de tresses ou d’afro ?
Comment ça, tu portes la même coupe depuis un an ?
Tu vois où je veux en venir ? C’est débile ! Et pour les plus jeunes, cela créé beaucoup de complexes…comme le dit ce gentil brésilien avec son joli accent, tout le monde n’est pas comme ça, mais quand même 

Je sais que j’en remets une couche, mais il faut que ça cesse ! Sans parler du fait que ce n’est pas hygiénique de mettre la main dans les cheveux d’autrui …roooh

Et, si tu veux me dire un petit mot gentil ! Lâche toi, ça me ferait super plaisir 🙂

Merci Solange pour cette chanson cheloue et classe,  à ton image  en fait 😛

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Sinon, si tu te sens d’humour frivole, tu peux me raconter en commentaires, la dernière fois que tu as eu envie, que tu as osé touché des cheveux d’inconnus ou que tu t’es fait toucher les cheveux  😛

🙋🏿‍♀️#FORCE&HONNEUR !