Confessions d’une sardine sans tête

Afro frenchies book time !!!!

Aujourd’hui je vous propose un voyage littéraire afro frenchie à souhait puisqu’il vous fera passer du Congo à Paris, c’est parti !

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À la rencontre d’un auteur….

Originaire de Brazzaville, Guy Alexandre Sounda habite dans notre capitale et aime trainer son âme de poète dans le Sud (Italie, Côte d’Azur).

Organisateur de festival, professeur, animateur radio, metteur en scène …c’est un vrai touche à tout de l’art et de la culture.

Avant de le voir « pour de vrai », j’ai rencontré cet auteur à travers ses mots.

J’ai alors eu un vrai coup de cœur pour sa plume extraordinaire qui m’a fait découvrir le « papotage congolais », une profusion d’expressions toutes plus délicieuses les unes que les autres. Ma préférée ? : le quignon de sa maman (difficile de trouver un équivalent…à peine sorti de l’œuf peut-être)

Grâce à ma chronique littéraire sur la web radio Africaraibe (le lien est en fin d’article), j’ai eu la chance et le grand plaisir de l’interviewer. Simple et très accessible, cet échange fût éclairé par notre passion commune des mots. Un grand souvenir.

Un premier roman qui ne passe pas inaperçu…

Confession d’une sardine sans tête est une histoire atypique où le lecteur est invité à suivre les péripéties du personnage central : Fabius Mortimer Bartoza.

Un homme qui a tout pour être détesté : une sorte de vagabond alcoolique à moitié fou qui n’est autre chose qu’un meurtrier. Mais au fil des pages et des flash backs, on découvre un être pris dans l’histoire de son pays (le Congo) et spectateur, puis acteur presque malgré lui, d’une guerre qui détourne les hommes de leur humanité. On se surprend alors à rire de ses gaffes, sourire de sa malchance légendaire et finalement apprécier ce drôle de vagabond et son étrange lucidité.

Pour en avoir parlé avec lui, l’auteur, en toile de fond, propose une réflexion sur ses « autres » victimes d’une guerre fratricide, ceux qui resteront prisonniers à vie de leurs démons.

Certains passages m’ont particulièrement émue dont celui où le père du héros meurt par un acte de résistance qui peut sembler dérisoire…refuser d’effacer une moustache sur un tableau…(pour les petits curieux, vous retrouvez ce détail sur la couverture).

Mais que veut bien vouloir dire cette moustache étrangement posée sur le front ? Et surtout, qu’est ce qu’une sardine sans tête ?

Vous ne croyez tout de même pas que je vais vous le dire !? Je vous laisse plonger au cœur du livre et le découvrir au fil des pages…

Vous l’aurez compris, je vous conseille fortement cette lecture car j’ai beaucoup apprécié ce roman. Et je ne suis pas la seule….en effet, il a reçu la mention spéciale du grand prix d’Afrique noire 2016. D’ailleurs mon petit doigt m’a dit qu’il recevra bientôt un autre prix. Mais cela reste entre nous, pas vrai ?

Voilà, je vous laisse en vous souhaitant de belles lectures ici ou ailleurs. J’ai vraiment hâte de savoir si mon petit article vous aura donné envie de lire Confession d’une sardine sans tête et j’espère que nous pourrons entamer un papotage afro frenchie !

À bientôt mes petits croqueurs de mots !

Le livre et le carnet alias Lananaquibouquine

Référence : Confession d’une sardine sans tête Guy Alexandre Sounda

Editions sur le fil / Prix public : 17,90 Euros

Roman : 234 pages

Extrait :

Chut, écoute bien cette rumba, chère petite. Ecoute là comme je l’écoute, les yeux clos et la main sur le cœur, tu verras ce que je vois au-delà des fleuves et des montagnes, au-delà des villages en larmes et des terres humides, au-delà des convois qui se perdent dans des tunnels de lave et des bourgades entières qui crament sous les feux gras.

Vous pouvez écouter l’interview de Guy Alexandre Sunda dans les podcasts d’Africaraibe, Rubrique La page, chronique littéraire de Christel Gibilaro :

guy & chris